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10 mars 2004

des revendications qui ne datent pas d’hier ...

Fonctionnaires : perte d’un mois et demi de salaire depuis 2000

L’inflation constatée sur les huit premiers mois de l’année a déjà atteint 1,5 %, niveau prévisionnel qui avait servi de base au relèvement des pensions au premier janvier 2004, alors que le point d’indice fonction publique n’augmentait que de 0,5 %.

Le retard ainsi accumulé depuis 2000 représente désormais plus d’un mois et demi de salaire ! La dégradation est telle que l’augmentation du SMIC horaire en juillet a contraint le gouvernement à afficher une mesure minimale sur le minimum de la fonction publique. Elle se mesure aussi à la baisse des rémunérations des fonctionnaires de l’Etat rapportées au PIB : le pays y consacre une part toujours plus faible des richesses produites.

Le ministre annonce des discussions sur les salaires pour fin octobre ou début novembre. Lors de sa nomination, il entendait les limiter au minimum de rémunération, à la grille de la catégorie C et aux cadres intermédiaires. Il entend " donner davantage de pouvoir d’achat aux fonctionnaires qui prennent le plus d’initiatives".Toute mesure générale serait-elle exclue ? Les trois gouvernements Raffarin ont choisi l’asphyxie des ressources publiques. Les mesures fiscales prises (baisse de l’impôt sur les revenus hier, sur les successions aujourd’hui) accroissent essentiellement les revenus des plus privilégiés et leur capacité d’épargne. Elles signent une politique profondément inégalitaire. Nous ne pouvons accepter qu’on nous objecte aujourd’hui qu’il n’y a pas d’argent pour les salaires et les pensions des fonctionnaires !

De nouveaux prélèvements sont programmés en janvier 2005 par la loi sur l’assurance maladie adoptée cet été : Les fonctionnaires supporteront aussi des cotisations nouvelles sur les "primes ", jusqu’à 1% de leur traitement indiciaire.

Dans le débat sur les retraites, puis sur l’assurance maladie, nous avons mis en évidence combien le partage des richesses entre salaires et profits avait depuis 25 ans connu en France une évolution défavorable aux salariés. La dégradation du pouvoir d’achat du point d’indice sur la même période (voir graphique) traduit la même politique.

article de Anne Féray : extrait du journal de la FSU “Pour” n°98 - octobre 2004

Retour à l’indexation sur l’inflation

La FSU revendique le retour à l’indexation de la valeur du point d’indice sur les prix et l’apurement des contentieux accumulés. Cela doit se traduire par un plan de rattrapage du pouvoir d’achat, qui doit comporter :

La revalorisation du salaire minimum de la fonction publique, et en conséquence celle des traitements qui en sont proches. La FSU revendique que le minimum du traitement brut soit équivalent à 120 % du SMIC 39 heures brut (mensuel 1458€ ou 9565 F) ; cela représente une augmentation de 27 % par rapport à son niveau de janvier 2004 et un traitement mensuel net de 1233€*. La reconstruction de la grille permettant une réelle revalorisation des carrières. 50 points d’indice doivent être attribués à tous au titre d’une mesure immédiate. L’augmentation immédiate du point d’indice de 5% Le retour à l’indexation du point d’indice sur les prix. La traduction de ces mesures pour les retraités.

*Texte adopté en février 2004. Le mensuel net revendiqué actualisé par l’évolution du SMIC est de 1300 € .

 

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