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SNUipp-FSU 65

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25 mars 2010

Compte-rendu audience IA - SNUIPP du 17 mars 2010 : cliquer ici

Liste des questions que nous avons abordées avec l’I.A. lors de l’audience du mercredi 17 mars

1) Carte scolaire

L’IA nous annonce qu’il ne s’agit pas d’une réunion carte scolaire et que donc il ne nous donnera aucune information en dehors de celles qu’il a données le 5 mars.

2) scolarisation des 2 ans

Nous lui demandons de préciser ses objectifs concernant les 2 ans : leur scolarisation est en baisse c’est un fait, mais il considère qu’il n’y a pas d’enfants non accueillis faute de place dans les écoles maternelles du 65. Nous lui indiquons que nous n’avons pas les mêmes informations et que de nombreux enfants de 2 ans ne sont pas accueillis par manque de moyens dans les écoles. Ce à quoi il rétorque que si des collègues refusent à partir de 23, 25 élèves d’inscrire les 2 ans, il n’y peut rien (il montre par là combien la spécificité de l’accueil des tout-petits dans de bonnes conditions ne rentre pas dans ses préoccupations) Concernant les Zones de Revitalisation Rurale (situation de Luz) il nous informe qu’il va se pourvoir en cassation sur la dernière décision qui le condamne pour la fermeture liée au non comptage des 2 ans dans les effectifs.

3) Demande départ à la retraite

Nous lui indiquons qu’avec la réforme des retraites et celle qui est en perspective, de plus en plus de collègues retardent l’âge de leur départ dans l’espoir de bénéficier d’une promotion avant leur départ. Nous faisons état de toutes les demandes qui nous arrivent dans l’espoir de savoir si une promotion est envisageable pour l’an prochain. Mme Schières qui assiste à l’audience, confirme qu’il est impossible d’avoir des certitudes en la matière (le nombre de passages au choix dépendant de dotations budgétaires variables). Elle précise qu’un dossier de retraite deposé en mai peut toujours être retiré en octobre après la CAPD des promotions (on peut encore se rétracter) et encourage les collègues à se mettre en contact avec la DIPER pour toute information. Nous insistons sur le fait que ces questions n’aident pas à l‘anticipation des départs.

4) Mouvement et postes vacants

Nous rappelons qu’auparavant la liste des postes vacants était publiée avec la circulaire du mouvement. L’IA dit qu’elle le sera lors de l’ouverture du serveur.

5) Cas de l’école Frédéric Mistral non abordé lors du groupe de travail du 5 mars

Nous lui indiquons que les effectifs de l’école Frédéric Mistral (83 pour 3 classes en ZEP) justifient l’ouverture d’un poste supplémentaire : il nous répond qu’il n’a eu aucune information particulière sur cette situation, puis il nous dit qu’il se pose des questions sur la réalité des effectifs des Petits et des Moyens dans cette école (étonnant, non ?)

6) Documents CTP

Nous lui demandons quand nous allons recevoir les documents pour le CTPD : lundi ou mardi nous répond-il ; nous lui demandons d’y inclure la répartition globale des élèves par années d’âge telle qu’elle nous avait été donnée en 2005 : accordé

7) Postes Conseillers Pédagogiques de Spécialité

Nous réaffirmons notre opposition à la suppression des postes de Conseillers Pédagogiques de Spécialité (musique, arts visuels, EPS) : il répond qu’il ne doute pas que nous réitèrerons notre opposition lors d’autres instances, ce que nous confirmons.

8) Demande temps partiels : 80 % et annualisés

L’IA explique sa politique en la matière : seuls les temps partiels à 80 % de droit sont accordés à cause de la difficulté qu’il y a pour les services à organiser les 7 journées supplémentaires que les collègues à 80% doivent récupérer. Ceux qui sont soumis à autorisation sont systématiquement refusés. Nous indiquons que ce temps pourrait être annualisé, effectué en surnombre dans leur école pour ces collègues au bénéfice de toute l’équipe, ou bien pour aller décharger des directeurs d’écoles à moins de 4 classes. Mme Schières précise que cette dernière solution est inenvisageable car il n’y aura pas d’enveloppe pour verser des frais de déplacement à ces collègues. Nous soulignons que pour les collègues qui ne bénéficient pas d’un temps partiel de droit, ils sont discriminés doublement : soumis à autorisation et privés de 80%. Nous affirmons également que les implications financières ne sont pas les mêmes quand on souhaite travailler à temps partiel si on vit en couple ou si on vit seul. L’IA entend ces arguments mais ne semble pas disposé pour autant à revoir sa politique (ça simplifie sa gestion). Les mi-temps annualisés seront examinés après les opérations du mouvement (fin mai / début juin) en même temps que tous les mi-temps : pas de refus de principe dans le 65, mais nécessité de trouver les compléments pour les situations particulières (mi-temps matin/aprem, 1 jour sur 2, ou annualisés). En cas de difficulté, mme Schieres contacte les demandeurs pour savoir s’ils sont disposés à modifier l’organisation première qu’ils souhaitaient.

9) Circulaire congé parental : demandes à formuler pour le 1er mars ?

Nous indiquons à l’IA que sa circulaire comporte une erreur : le texte régissant les demandes de congé parental prévoit que les personnels souhaitant se mettre en congé parental doivent adresser leur demande au plus tard un mois avant le début du congé. Ce congé est attribué par périodes incompressibles de 6 mois jusqu’aux 3 ans de l’enfant. Pour un renouvellement de période de congé, la demande doit être adressée 2 mois avant la date prévue pour la reprise du travail. Mme Schières précise qu’une nouvelle disposition permet de raccourcir une période de 6 mois, mais cette possibilité entraîne de fait la fin définitive du congé parental pour cet enfant. Il n’est pas question d’inciter les enseignants à reprendre avant la fin de leur congé parental, mais de les informer de cette possibilité. Toute autre interprétation serait une erreur de compréhension ou de communication. Un document re-précisant ces éléments devrait arriver à notre demande dans les écoles. Les services administratifs émettent le voeu de connaître plus tôt les éventuelles demandes de congé parental pour préparer la rentrée dans de meilleures conditions, et avec le plus d’infos, ce que nous comprenons, mais cela ne peut justifier de contraindre les collègues à des délais non imposés par les textes. Mme Schieres le reconnaît.

10) Animations pédagogiques obligatoires : secteur Lourdes/Bagnères : directeur avec classe de cycle 2 ou 3 + ENR = 24h ; avec cycle 2 et 3 + ENR = 27h

Nous demandons à l’IA qu’en aucun cas les animation pédagogiques obligatoires pour un enseignant, qu’il soit directeur ou non, en ENR ou non, ne dépassent les 18h prévues par les textes. Il nous répond que le total peut dépasser, puisque personne ne peut imposer aux collègues de faire plus d’heures que prévues par les textes : libre à eux de ne pas s’y rendre au-delà des 18 h prévues puisqu’aucune sanction ne pourra être prise contre eux. Nous lui indiquons que ce n’est pas la même chose d’être obligé de dire non à un IEN. Le plus simple est qu’il demande à ceux-ci de veiller à ne pas aller au-delà des textes. Après un temps de débat sur pression et non-obligation, l’IA accepte de leur en parler.

11) Nombre des postes pour 65 permuts informatisées : sortants et entrants

A la fin de ces opérations, nous devrions avoir un solde positif d’environ 15 postes pour le 65. Même chose pour les départements environnants. Si l’on ajoute la vingtaine de places au concours de PE en juin, notre département et l’académie vont se retrouver en surnombre, pour 2 à 3 ans, ce qui veut dire aucun INEAT pour au moins les 2 années à venir . Nous évoquons alors la situation particulière d’une collègue recrutée à Mayotte, dont le mari a été muté dans le 65 il y a 3 ans, et qui ne peut participer aux permutations informatisées à cause de son statut. La seule possibilité pour elle d’intégrer notre département est l’INEAT. Nous lui demandons s’il peut demander une autorisation spéciale pour cette collègue qui est dans une situation de non-droit de fait. Il nous conseille d’intervenir directement auprès du MEN, ce que nous allons faire.

12) Situation du CDDP

A la connaissance de l’IA, il n’y a pas de volonté de supprimer notre antenne départementale dont il loue la qualité du travail.

13) Enquête CFC : qui est choisi et pourquoi ? Est-ce obligatoire ?

Cette enquête a pour but d’évaluer la quantité de documents ouvrant droit à versement de droits d’auteur, afin que le ministère puisse renégocier le contrat pour les établissements scolaires. Répondre à cette enquête n’est pas obligatoire. Les écoles sont choisies de façon aléatoire comme les établissements du 2nd degré. Nous rappelons qu’avec l’alourdissement des tâches liées à la direction, et le peu de reconnaissance, pour ne pas dire l’inverse, que manifeste l’institution en terme de rémunération et d’aide, les collègues sont en droit de poser la question de l’obligation, et qu’elle revient de plus en plus souvent. ce qui nous conduit directement à aborder le point suivant

14) Direction d’école : enquête SNUipp65

Nous lui présentons la synthèse de l’enquête sur la direction. Un temps d’échange s’engage sur cette question, car manifestement nous ne partageons pas le même point de vue sur la question du statut des directeurs. L’IA pense que les directeurs d’écoles souhaitent un statut équivalent à celui des chefs d’établissements du secondaire. Un débat s’engage au cours duquel nous faisons valoir les arguments en défaveur des EPEP, et en donnant l’exemple des lycées agricoles qui servent de terrain d’expérimentation pour le second degré, même si l’enseignement agricole ne dépend pas du MEN. Nos collègues du second degré dénoncent le mode d’organisation de leurs établissements , du pouvoir des principaux et proviseurs et de l’évolution annoncée pour l’avenir. Nous rappelons également que directeurs et adjoints ayant répondu à notre enquête pointent le manque de temps libéré pour la fonction qui demande de plus en plus de travail de justification auprès de l’administration et de réunions nécessaires (équipes éducatives, …). Nous remettons à l’IA les documents sur les résultats chiffrés de notre enquête.

15) Mouvement et formation PE2

Manifestement les PE2 de cette année vont faire les frais de la réforme de la formation initiale des enseignants. Ils ne bénéficieront d’aucun dispositif particulier, et se contenteront des postes qui resteront !!!

16) Education prioritaire : bilan fait ? en cours ? Réactualisation du réseau ?

Aucune actualisation du réseau n’est envisagée sur le 65 ; nous lui faisons part d’une demande d’information émanant d’une école.

17) Stagiaires rentrée 2010 : position du SNUipp

Nous réaffirmons notre opposition à la réforme et au dispositif qu’il envisage pour la rentrée ; un échange de vues assez vif s’ensuit au cours duquel il nous fait part de son étonnement devant notre inquiétude de voir arriver dans les écoles des jeunes sans aucune formation au métier d’enseignant. En effet, pour notre IA, l’enseignement était jusque là et à tort le dernier métier qui s’apprend de façon théorique. A notre question « Confieriez-vous votre corps à un chirurgien sans formation ou encore votre voiture à un garagiste également sans formation ? », l’IA s’emporte et nous dit que c’est ce qui se passe effectivement dans le monde réel ! Sans commentaires … Enfin, il décoche sa botte secrète : il s’appuie sur l’aval et la position majoritairement favorable à son idée des IMF pour continuer à penser que son dispositif est le meilleur possible. Nous l’alertons sur les difficultés prévisibles pour les équipes en place dans les écoles qui accueilleront les stagiaires, les stagiaires eux-mêmes et leurs élèves 18) Mouvement : mesures de carte scolaire

Nous lui rappelons que nous souhaitons que les collègues ayant été victimes de mesures de carte scolaire retrouvent un poste équivalent à celui qu’ils perdent. Il reste des situations à régler à la suite du mouvement de l’an dernier. Selon l’I.A, on ne peut faire courir les points de priorité trop longtemps et les reporter sur plus d’une année en cas de non satisfaction.

Joëlle NOGUERE, Rosy BERGE-SARTHOU, Magali LABORDE et Pierre TORRES.

 

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