www.snuipp.fr

SNUipp-FSU 65

21 novembre 2006

Compte-rendu du CDEN du lundi 13 novembre

Le SNUipp demande de rajouter "le financement des écoles privées" à l’ordre du jour. Déclarations préalables du SNUipp-FSU et du Sgen-CFDT
Word - 25.5 ko
déclaration préalable SNUiip65

Présents : Préfet, IA, Conseil Général (et des représentants de leurs administrations), DDEN, PEEP, FCPE, représentants des maires, FSU, SNUipp, Sgen-CFDT.

Effectifs de rentrée : en primaire : 17 255 élèves à la rentrée 2006 (contre 17231 à la rentrée 2005)

soient 24 élèves en plus sur le département : +46 en élementaire (dont +40 en CP) et -37 en maternelle (dont +22 pour les 2 ans)

1063 postes d’enseignants sur le 65 (1er degré) ce qui donne un P/E de 5,97. Le P/E du département reste encore le plus fort de l’académie.

commentaire : le P/E, c’est l’indice qu’utilise notre haute hiérarchie pour déterminer l’attribution -ou plutôt la réduction- de postes au niveau national, académique et départemental. Il correspond au nombre d’enseignants pour 100 élèves. Il comprend les ZIL, brigades, RASED, personnels spécialisés, conseillers péda, MDPH … et ne représente pas la moyenne réelle par classe.

Le SNUipp et le Sgen-CFDT sont intervenus pour dénoncer l’aspect moyen d’un tel indice qui ne peut prendre en compte les spécificités de notre département très rural avec des zones de montagne, en rappelant qu’à chaque fois notre département est victime d’un tel critère par des fermetures de postes.

remarque : Dans les écoles du département, depuis 2000, nous avons accueilli 298 élèves supplémentaires et nous avons perdu 41 postes. En 2000 le département comptait 16 900 élèves pour 1094 postes d’enseignants avec un P/E de 6,47. Nous avons donc subi une diminution de l’encadrement de 8,5%. C’est à dire que la moyenne est passée de 19,4 élèves par classe en 2000 à 21,1 élèves par classe en 2006.

Le SNUipp est intervenu pour demander un bilan de l’exercice financier de l’année 2006 et un prévisionnel pour 2007, en constatant que la mise en place de la LOLF crée plus d’opacité dans la gestion des personnels puisqu’aucune information ne filtre des Budgets Opérationnels Académiques. L’IA a répondu que seuls peu de lignes budgétaires sont du ressort du département. Il n’a pas donné d’autre précision et a renvoyé l’auditoire au CTPAcadémique.

Evaluations nationales

L’IA entend que les résultats aux évaluations servent de support pour l’établissement des PPRE. En 6ème avec la dotation de 2 heures supplémentaires à cet effet.

En CE1, l’aide sera dans la classe en liaison avec le RASED.

Le SNUipp a dénoncé la manipulation sur les évaluations CE1 et les résultats catastrophiques nationaux qui en résultent. Ceux-cis pourraient être utilisés pour servir un discours politique du ministère, au moment où il relance, sur la place publique, des polémiques pédagogiques.

Suite à l’intervention du SNUipp, l’IA concède que les évaluations CE1 ne reflètent pas la réalité et qu’il est nécessaire de redéfinir les critères de suivi des élèves en difficultés.

Langues

L’IA souhaite que les enseignements en LV s’harmonisent dans les écoles selon les secteurs de collège. Aujourd’hui, en 6ème, l’étude de l’anglais est majoritaire, mais la tendance devrait s’inverser et voir l’espagnol majoritaire à la rentrée 2008. L’IA a réaffirmé son intention de flécher les postes (càd que des postes seraient réservés pour des enseignants ayant l’habilitation dans la langue enseignée dans l’école, ceux-ci seraient alors prioritaires sur ces postes ) pour pallier au manque d’intervenants en langues.

commentaire : cela signifie que les postes du cycleIII -où les LV sont obligatoires- pourront être accordés en priorité aux collègues agréés en LV. Le SNUipp s’oppose à ce système de fléchage qui instaure des "passe-droits" en créant de nouvelles catégories de personnels et qui tend à réduire encore les libertés pédagogiques de chacun et les possibilités de mouvement poour ceux qui ne sont pas habilités à enseigner les langues vivantes). Les enseignants ne doivent pas être les boucs émissaires d’annonces médiatiques qui ne sont pas relayées par une injection de moyens permettant son bon fonctionnement. Chacun se souvient de l’annonce des LV en grande section et de la douloureuse mise en place de cet enseignement au CIII depuis des années…

Public / privé

L’IA annonce le bilan des transferts d’élèves du Public vers le Privé au niveau des collèges est de +87 élèves à la rentrée 2006 alors qu’il était de +103 à la rentrée 2005.

M. Palmade (Conseil Général) se félicite de la diminution du nombre de transferts et espère qu’elle sera bientôt nulle. Suite à l’intervention du SNUipp, ce dernier, embarrassé, reconnaît que le Conseil Général finance le transport scolaire des établissements privés.

Le financement des transports par le Conseil Général s’élève à 7 600 000 € soit environ 700€ par élève.

Le conseil général a, depuis l’année passée, la compétence en matière de carte scolaire collège. C’est lui qui décide des périmètres et depuis l’année passée, le collège de rattachement n’est plus fonction de l’école de l’élève, mais de son lieu de résidence.

Sur le collège de Castelnau Magnoac qui pourrait rouvrir des classes au collège, la presse a devancé l’annonce : l’IA dément l’information et affirme que, s’il en est question, il manque encore des éléments pour assurer officiellement cette réouverture.

Financement des écoles privées

Le SNUipp rapelle que la loi sur les libertés locales de 2004 et sa circulaire de déc 2005 introduit l’obligation, pour les communes de résidence, de financer la scolarité des élèves dans une école privée située sur une autre commune. Le SNUipp dénonce cette mesure qui stigmatise encore les services publics et renvoie des charges aux communes alors qu’elle pourraient les transférer à l’école publique. Le SNUipp demande au préfet un état des lieux du financement des écoles privées par les communes. Le préfet et l’IA répondent qu’une enquête a été envoyée. Sur 93 communes interrogées, seules 25 ont répondu, faisant apparaître un coût moyen demandé aux communes de 581€, dans une fourchette de 40€ à 2300€ !!!

Le maire de Bernac, présent, a rappelé que l’Association des Maires de France s’oppose fermement à cette mesure où aucun accord ne prévaut et où les sommes peuvent être énormes pour des communes rurales qui souhaiteraient plutôt investir pour leur école publique. Il regrette qu’au moins 25 maires aient accepté de financer ces écoles privées dans la mesure où ce texte a été attaqué en conseil d’état et que la réponse est en attente.

Pour le SNUipp65, les représentants du personnel au CDEN

Claude Martin et Sylvain Boisseau

 

31 visiteurs en ce moment

*Top


- SNUipp 65 BP 841 65008 Tarbes cedex

- tel 05 62 34 90 54

- fax 05 62 34 91 06

-  email : snu65@snuipp.fr

n’hésitez pas à nous envoyer vos questions par écrit, vous garderez ainsi une trace des réponses que nous vous aurons adressées.


©Copyright 2006 - SNUipp-FSU 65, tous droits réservés.