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SNUipp-FSU 65

31 octobre 2008

Le vrai visage des 60h... la suppression des Rased

par Hervé CHARLES et Martine FOCHESATO, SNUipp65

Allègre l’aurait voulu, Luc Ferry l’avait annoncé, Xavier Darcos le fait.

Nous n’allons pas revenir ici, dans le détail, sur les nombreux arguments qui ont amené le SNUipp à ne pas signer le relevé de conclusion ministériel sur la suppression du samedi matin et la mise en place des 2h d’aide individualisée [suppression de 2h d’école pour tous les élèves, stigmatisation des plus faibles, soutien hors du temps d’enseignement, sujétion de l’organisation du temps scolaire à de multiples arbitrages (institution, municipalités, parents d’élèves…)].

Pourtant, en ces temps de pénurie de postes et de préparation d’un budget inique pour 2009, une annonce résonne plus que les autres : la suppression programmée des Réseaux d’Aides Spécialisées.

Dès la proclamation du projet du tandem Sarkozy – Darcos sur la mise en place du soutien scolaire, notre expérience syndicale dans la lecture des communiqués gouvernementaux, nous a conduits à craindre et à révéler les menaces pesant sur l’avenir des Rased.

Il aurait vraiment fallu être de « vrais naïfs » à cette époque pour ne pas comprendre que derrière ce projet se cachait une suppression massive de postes ; d’autant plus facile à réaliser qu’elle ne touche pas directement des postes dans les classes.

Le SNUipp a participé aux différentes discussions et a tenté d’infléchir le texte initial.

Dès lors, une alternative se présente aux représentants des organisations syndicales :

- soit on considère que la philosophie du texte (moins d’école pour tous, stigmatisation de certains) est dangereuse pour le service public d’éducation et que les objectifs inavoués (suppression des Rased, entre autres…) sont maintenus et omniprésents dans le texte final,

- soit on considère que les quelques broutilles « arrachées » (aménagements d’horaires, déclinaison des 60 heures pour les directeurs, déclaration d’intention formelle sur l’importance des Réseaux d’Aide) suffisent.

Convaincus de la nocivité du texte et guidés par les résultats sans équivoque d’une consultation nationale des personnels, les représentants du SNUipp ont refusé de signer le relevé de conclusion actant l’issue du protocole de discussions (et non de négociations) avec le ministère. D’autres ont fait un choix différent. C’est regrettable mais, hélas, peu surprenant.

Faut-il rappeler, à ce propos, les effets dévastateurs du renoncement à la revalorisation de tous dans le corps des PE, à la création des IUFM, et, plus près de nous de l’approbation de la réforme des retraites en 2003 pour comprendre que certaines organisations syndicales se satisfont facilement du moins pire faute d’exiger le meilleur ?. Il y a en ce moment un climat délétère, une mode médiatique qui consiste à stigmatiser le peu d’opposition et de résistance qui reste face à ce gouvernement. Il n’y a qu’à voir aujourd’hui comment sont traitées les personnes qui se déclarent contre le travail du dimanche. Les médias et la classe dominante, on vite fait de taxer de rétrogrades, d’immobilistes et de tristes conservateurs les syndicats qui osent encore s’opposer et qui refusent de signer des textes gouvernementaux s’ils estiment que le compte n’y est pas.

A l’inverse on encense et on glorifie les organisations promptes à accepter les compromis et les légères avancées au cours de pseudos négociations.

Au SNUipp, nous ne sacrifierons pas nos convictions sur l’autel des diktats médiatiques et d’un certain politiquement correct. Nous ne signerons jamais un texte parce que cela fait bien, ou « moderne ». Lors des prochaines élections paritaires, il s’agit bien de choisir entre ces différentes conceptions du syndicalisme à un moment où le Service Public d’Education, en tant que système, les enseignants qui l’animent et leur statut de fonctionnaires d’état sont contestés de toute part.

Votez pour la liste présentée par le SNUipp, le syndicat qui continue à résister aux coups tordus du ministère, à promouvoir, toujours et encore, des idées et des pratiques innovantes pour les élèves de l’école publique ; à rechercher, toujours et encore, le maintien et le développement des droits des personnels.

Hervé CHARLES et Martine FOCHESATO

 

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