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19 septembre 2008

Réforme du recrutement et de la formation

Le ministère cherche à engager des négociations avec les organisations syndicales sur les principes de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants.

Cette réforme s’appuie sur la lettre de mission du président de la République qui affirmait que : « la formation des enseignants devra durer 5 ans et sera reconnue par un diplôme de niveau master ».

Le Ministre de l’Education Nationale propose aux organisations syndicales un texte présentant des objectifs et principes directeurs de la réforme. Vous trouverez en pièce jointe le texte initial et le texte final précisant les différents axes proposés par le ministère. En effet les organisations syndicales ont été amenées à formuler des remarques et propositions sur un premier texte.

Les points qui ont évolué en fonction de ces remarques :

 Qualité de la formation : elle doit s’appuyer sur l’articulation disciplinaire, didactique et professionnelle Réaffirmation d’une préprofessionnalisation avant le recrutement.  Possibilité d’autres dispositifs d’aide financière que la bourse au mérite, pour faire face à l’allongement de la formation.  Articulation des stages d’observation et de pratique accompagnée avec la formation scientifique, disciplinaire et didactique.  Suppression de la définition de « professeurs expérimentés ».  le devenir des IMF sera pris en compte  Remplacement de la mise en responsabilité à temps plein après le concours pour une « pleine responsabilité » qui ouvre la possibilité d’un temps de décharge.  Suppression des termes « hors temps d’enseignement » dans la formation après titularisation dans le cadre de la formation continue.  Revalorisation des débuts de carrière dans le cadre de la revalorisation du métier pour l’ensemble de la profession.

Les points en opposition par rapport à nos revendications :

 Démarche imposée : cadrage des négociations.  Resserrement du calendrier : mesures transitoires avant 2010 (pas de moratoires).  Maintien du dispositif de bourses au mérite en M1 et M2 comme principal moyen de démocratisation d’accès au métier.  Aucune référence à l’analyse de pratique. Impossibilité d’articuler formation théorique et pratique.  Pas de reconnaissance du rôle spécifique des IUFM.  pas de propositions sur la formation de formateurs.

Première analyse sur l’ensemble du dossier :

Cette base de discussion ne correspond pas aux revendications portées par le SNUipp pour l’amélioration de la formation des enseignants et la revalorisation du métier. Cette réforme est présentée comme une volonté d’améliorer l’entrée dans le métier, de revaloriser les carrières dans le cadre d’une transformation du fonctionnement du système éducatif engagée par les réformes en cours. Elle affiche également l’objectif de répondre aux exigences européennes de mobilité des enseignants. Elle permet surtout de réaliser immédiatement des économies budgétaires : l’effort budgétaire sera particulièrement lourd pour le premier degré, qui verra la suppression de plus de 10000 postes de professeurs stagiaires. Le SNUipp revendique une amélioration de la formation des enseignants et une augmentation du niveau de qualification. L’élévation du niveau de recrutement a toujours été mise en débat avec la nécessité de garantir un égal accès de tous aux métiers de l’éducation : bourses sur critères sociaux (et non au mérite), prérecrutement, indemnisation… La formation professionnelle proposée par la réforme repose uniquement sur un compagnonnage par des enseignants expérimentés à l’entrée dans le métier, soit immédiatement après le concours. Ce qui revient à supprimer toute réelle formation des PE. Le modèle « savoirs universitaires + concours +compagnonnage » évacue la conception d’un métier qui s’apprend, dans sa complexité, avec une alternance stages/retours en formation théorique. La formation des formateurs, identifiée comme levier indispensable pour améliorer la formation est totalement absente des projets. Ainsi, l’avenir des MF est très incertain : si le SNUipp a obtenu qu’ils ne soient pas totalement oubliés, pour l’heure aucune garantie n’est donnée. Quelle place auront-ils ? Quel fonctionnement ? Quelle reconnaissance ?

Cette réforme liée à la politique de suppression de postes aurait des répercussions directes sur le fonctionnement des écoles (formation continue, décharge direction, temps partiels…) mais aussi sur l’identité même du métier.

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txte ministre

 

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