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29 août 2007

Rentrée : Sous le signe du rationnement

Pour ne pas déroger à la mode Sarkozy, le ministère fourmille d’idées, des discussions sur le métier aux économies budgétaires, en passant par le service minimum. Aucune mesure sérieuse pour lutter contre l’échec scolaire.

L’école devrait bénéficier de la création de 700 postes pour 37 800 élèves supplémentaires attendus selon le ministère. Soit 1 emploi pour 54 élèves. Par ailleurs, 675 postes de stagiaires seront supprimés, des places en moins au concours de PE. Pour toute la Fonction publique, un fonctionnaire sur trois ne devrait pas être remplacé, soit près de 22 700 agents de l’Etat a promis le premier ministre François Fillon.

Un contentieux qui s’ajoute à la question salariale, les organisations de fonctionnaires réclamant avant la fin de l’année une négociation avec une hausse du point d’indice. De plus, une montée en charge est encore prévue pour 2009, avec l’objectif affiché pour la fin du quinquennat du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Cela représente une économie annuelle de près de 800 millions d’euros selon Eric Woerth, ministre du budget. De quoi financer en partie les nombreux cadeaux fiscaux votés cet été par le nouveau parlement.

Dans tous les cas, les suppressions apparaissent bien plus lourdes qu’en 2007. Déjà, à cette époque, 6 000 retraits avaient été effectués, le primaire ayant bénéficié de seulement 450 créations pour 21 000 élèves supplémentaires.

Le premier ministre parle de « réglages fins », chacun appréciera. Comme le notent les fédérations de l’ Education nationale [1] , « l’offre d’éducation sera réduite, l’objectif de la réussite de tous les élèves compromis. Les personnels verront leurs conditions de travail se dégrader ». Elles ont d’ailleurs prévu de se rencontrer avec les organisations du monde éducatif le 30 août afin « de construire les conditions d’une mobilisation de grande ampleur dès que possible dans le premier trimestre ». Celles des fonctionnaires se sont rencontrées le 24 août dernier.

Quel avenir pour une école qui ne semble pilotée que par la contrainte budgétaire ? Les intentions présidentielles sont de ce point de vue clairement affichées : récupération de moyens au détriment des remplacements, de la maternelle, des effectifs, pilotage par les résultats des écoles, assouplissement puis suppression progressive de la carte scolaire afin de faciliter la mise en concurrence des établissements. Sauf que ces orientations n’ont jamais permis d’aider à la réussite des élèves. Cette conception de l’école apparaît même comme une véritable rupture au regard d’autres pays développés comme la Finlande, qui aujourd’hui calculent le coût des décrochages ou des niveaux scolaires trop faibles pour définir leur investissement éducatif.

Du côté des personnels, les discussions sur le métier d’enseignant devraient s’ouvrir en septembre sous la présidence de Marcel Pochard, ancien directeur de la Fonction publique. Elles prévoient quatre thèmes : organisation de l’enseignement et évolution du métier, spécificités du métier d’enseignant, entrée dans le métier, reconnaissance de la fonction enseignante. D’ores et déjà, en décalage avec son prédecesseur, le ministre devrait réaffirmer « le principe de liberté pédagogique des maîtres », comme il l’a fait récemment dans un courrier réponse au SNUipp.

Pour sa part, le syndicat ne fera pas qu’avancer ses propositions en matière de rémunération, de déroulement de carrière. « Il liera également ces éléments avec la nécessité de nouveaux fonctionnements avec plus de maîtres, plus de temps, du travail en équipe, de la formation pour une amélioration des conditions d’exercice du métier des enseignants et de réussite des élèves », prévient Gilles Moindrot, le secrétaire général du syndicat qui est intervenu pour demander d’intégrer aux discussions le dossier de la direction d’école.

De nombreux chantiers en perspective que le SNUipp veut aborder avec les enseignants en continuant de promouvoir « la diversité, l’égalité et la réussite de tous », comme il le rappelle dans sa campagne de rentrée. Et de ce point de vue, « il est urgent d’agir ! »

Selon le SNUipp « le simple maintien du taux d’encadrement nécessiterait la création de 1.500 postes au budget 2008. »

Restreindre l’exercice d’un droit constitutionnel ? François Fillon a confirmé la possible extension du service minimum à l’Education nationale avant d’affirmer que « cette question n’était pas d’actualité ». Des déclarations contradictoires qui ne doivent pas masquer la réalité des besoins pour l’école.

« Evaluation, organisation collective, mobilités géographiques, promotions, rémunération des débuts de carrière, santé, protection juridique… ». Quelques-uns des sujets qui seront évoqués lors des quatre thèmes de concertation sur le métier d’enseignant.

[1] Les fédérations FSU, UNSA Education, SGEN-CFDT, FERCCGT, FAEN

 

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