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SNUipp-FSU 65

21 janvier 2014

Programmes de l’école

Des infos sur la réforme des programmes.

21 janvier

Sur les nouveaux programmes de la maternelle : 1655

9 décembre

- Verbatim et synthèse des retours SNUipp : 1640

26 novembre

- En pdf, les 18 membres du Conseil Supérieur des Programmes

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19 novembre

Premiers retours consultation programmes : 1612

1er octobre

Consultation nationale sur les programmes : un point sur la méthode et le calendrier par le SNUipp 65 : 1597

30 septembre

Consultation nouveaux programmes : des outils pour vous aider : 1595

24 septembre

Consultation sur les programmes : c’est maintenant !

La période de consultation des collègues sur les programmes s’ouvre aujourd’hui jusqu’au 18 octobre.

Un espace dédié sur le site national

Le SNUipp-FSU ouvre sur le site national un espace dédié où les enseignants trouveront des points de vue de spécialistes de l’école et de chercheurs pour alimenter la réflexion.

Voici l’adresse du lien (n’hésitez pas à la diffuser) :

http://www.snuipp.fr/A-vous-la-parole

Un tabloïd spécial

Un numéro spécial de Fenêtres sur cours arrivera dans les écoles prochainement.

Organisation concrète de cette consultation

Le SNUipp-FSU a demandé au ministre que la consultation ait lieu sur un temps « banalisé » face aux élèves. Mais le ministre a décidé qu’elle aurait lieu sur du temps de service hors élèves :

« Les enseignants déduiront un forfait de trois heures des nouvelles 24 heures annuelles de concertation prévues par la circulaire de 2013 sur les 108 H ».

23 septembre

Article du Café Pédagogique : Qui doit rédiger les programmes scolaires ?

La consultation sur les programmes du primaire pose à nouveau la question de leur rédaction. Qui est légitime pour définir ces programmes ? Au-delà, c’est la conception même des programmes à la française qui est interrogée.

Comment réparer le désastre de 2008 ?

Qui sont les vrais auteurs des programmes de 2008 ? Cinq ans après leur publication, des noms circulent mais leur rédaction reste officiellement anonyme alors même que ces textes se présentaient comme primordiaux. C’est leur première particularité. Ces programmes, appliqués avec beaucoup de brutalité par les corps intermédiaires, ne résultaient pas d’une autorité identifiable. Leur seule légitimité était personnelle. C’étaient les programmes de Xavier Darcos. Il ne faut donc pas s’étonner que ces programmes aient vu pour la première fois apparaitre un mouvement d’enseignants fonctionnaires "désobéisseurs". La désobéissance ne trouvait pas son origine que dans les a priori pédagogiques des textes. Elle était possible parce que politiquement la légitimité des programmes était faible. Pire, cette aventure a laissé celle de la hiérarchie minée.

Les programmes 2008 ont aussi passablement brouillé les repères professionnels. Ils ont réussi le tour de force de proclamer la liberté pédagogique des enseignants dans son principe tout en renforçant sur le terrain à un point jamais vu la surveillance des enseignants. De nombreux professeurs se sont retrouvés dans une situation où ils devaient mettre en oeuvre des actions qu’ils jugeaient néfastes pour leurs élèves. Les programmes ont ainsi creusé l’écart pas seulement avec la hiérarchie mais aussi avec le métier. Tout cela laisse des plaies durables. La consultation de 2013 arrivera-t-elle à les refermer ?

Passer des programmes aux curricula

La question se pose de façon plus sérieuse en 2013 dans la mesure où les nouveaux programmes visent un changement de nature. Ils seront rédigés sous l’autorité d’un organe politique, le Conseil supérieur des programmes (CSP). Celui-ci regroupera 10 experts et 8 élus politiques. Il aura donc une autorité morale très forte, d’autant qu’est proclamée son indépendance vis à vis du ministre.

Surtout, le CSP a dans la loi un rôle qui va bien au-delà des programmes classiques. Le Conseil supérieur des programmes "émet des avis et formule des propositions" sur "la conception générale des enseignements dispensés aux élèves", "le contenu du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes scolaires" ; "la nature et le contenu des épreuves des examens" et "la nature et le contenu des épreuves des concours de recrutement d’enseignants". C’est dire que le CSP vise aussi l’application des programmes en cohérence avec une politique éducative globale, celle de la refondation.

Le CSP pourrait être l’instrument du passage de la conception française du programme officiel à celle , plus internationale, du curriculum. " Les programmes à la française sont fragmentés, annuels, ils ne se justifient pas par rapport à un projet éducatif. Ils sont très limités, sans référence au x modes d’évaluation, aux outils pédagogiques à employer. Le curriculum c’est une prescription qui a un caractère systémique et qui inclut la formation des enseignants, la gestion de la classe etc. Avec le curriculum, la mise en œuvre du programme sort de l’implicite et devient le fruit d’un travail collectif dans l’établissement", nous disait Roger-François Gauthier , directeur d’un excellent numéro de la Revue de Sèvres sur le sujet.

Les enseignants et l’arrogance

C’est ce travail collectif que vise la consultation. Sans lui, les programmes risquent de rentrer très lentement, voire jamais, en application. Recevant le Café pédagogique, Vincent Peillon nous disait fin août sa volonté de renouer les liens avec les enseignants. "J’éprouve une profonde reconnaissance et gratitude envers eux, je les respecte mais au-delà, je sais que ce sont eux qui sont en première ligne des réformes. C’est pourquoi je les consulterai, notamment, sur les programmes et sur l’éducation prioritaire. Je ne veux pas de réforme qui vienne d’en haut. Si l’on veut, par exemple rompre avec la méthode qui consiste à rédiger des programmes à quatre autour d’une table et à les imposer autoritairement, cela suppose de suivre une méthode. La refondation doit être pilotée mais collective".

En effet, il y aurait beaucoup d’arrogance à se priver des avis et de l’expérience des enseignants de terrain. Il y aurait aussi une perte sérieuse de légitimité si le CSP apparaissait comme à a botte du ministre. La bonne rédaction des programmes devra donc trouver le point d’équilibre entre ces trois pôles : le respect de l’avis de ceux qui ont à mettre en oeuvre le curriculum de façon à ce qu’ils ne s’en détachent pas, l’indépendance et la force politique d’une institution représentant la société et l’expertise, le poids concret d’une machine ministérielle. Ce savant dosage est inédit. Et c’est la rue de Grenelle qui est seule capable de veiller à la formule.

François Jarraud

17 septembre

Le SNUipp s’adresse au MEN SUR CONSULTATION PROGRAMMES : en pdf ci-joint

16 septembre

CONSULTATION NOUVEAUX PROGRAMMES

Les enseignants seront consultés entre le 23 septembre et le 18 octobre sur le bilan des programmes de 2008. Pour le SNUipp-FSU, qui met des outils à la disposition des équipes, liberté et souplesse devront prévaloir dans l’organisation de cette consultation.

Première étape dans le travail d’élaboration des nouveaux programmes, les enseignants des écoles seront consultés sur le bilan à tirer de ceux mis en place en 2008. Cette consultation se déroulera selon les départements entre le 23 septembre et le 18 octobre, à partir d’un questionnaire en ligne sur le site Éduscol.

Les questions :
- Quels sont selon vous les principales qualités et les principaux défauts de ces programmes ?
- Quelles sont les parties des programmes dont l’application vous a semblé difficile, pourquoi ?
- Quels sont les éléments que vous souhaiteriez voir conservés ?
- Quelles sont vos suggestions pour les prochains programmes ?

Les résultats de cette consultation devraient être rendus publics en novembre et serviront de base au travail du Conseil supérieur des programmes chargé de leur réécriture, pour une mise en œuvre à l’horizon 2015. Besoin de souplesse

Alors qu’une note fixant les modalités d’organisation de la consultation va parvenir aux recteurs et aux DASEN, le SNUipp-FSU est intervenu pour réaffirmer ses demandes et obtenir des garanties pour les enseignants des écoles. Il a notamment renouvelé sa demande de banalisation d’au moins une demi-journée sur le temps de classe. Finalement, un « forfait » de trois heures sera déduit des nouvelles 24 heures annuelles liées à la concertation, le SNUipp persistant néanmoins à demander que ce forfait de trois heures libère une demi-journée de classe programmée le mercredi 13 novembre ou le 11 juin.

Quoi qu’il en soit, pour le syndicat, cette consultation ne saurait constituer une charge de travail supplémentaire pour les enseignants. Pas de contrôles tatillons, ni d’horaires imposés aux équipes, notamment le mercredi après-midi. Elles doivent bénéficier des souplesses et libertés nécessaires pour organiser au mieux ces temps d’analyse collective. Des ressources pour les écoles

Afin d’alimenter la réflexion des équipes et de les aider à remplir le questionnaire, le SNUipp va dans les jours qui viennent, ouvrir sur snuipp.fr un espace dédié aux programmes alimenté par des contributions de chercheurs. Un numéro spécial de [Fenêtres sur cours] arrivera aussi tout prochainement dans les écoles sur ce même sujet.

 

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