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SNUipp-FSU 65

29 mars 2013

PET : ce qu’en pensent les animateurs

PEDT : Communiqué commun EPA/FSU et SEP/UNSA

Circulaire PEDT : « peut mieux faire ! »

La réforme des rythmes scolaires prend place dans le contexte plus large des rythmes éducatifs de l’enfant. Nourrir l’ambition de construire un nouveau cadre permettant une amélioration de la qualité éducative des temps périscolaires est dans l’intérêt des enfants. Mais cela doit se faire sans coût supplémentaire pour les familles au plus proche de la gratuité du service public. Rechercher les cohérences et complémentarités entre les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires est indispensable pour à la fois préserver les apprentissages scolaires tout en élargissant la palette d’action pour favoriser les différents types de savoirs et d’intelligence.

La circulaire sur les Projets Éducatifs Territoriaux (PEDT) vient préciser les conditions de mise en œuvre et de mobilisation des différents acteurs éducatifs. Elle cherche à reconnaître ou adapter les contrats ou projets éducatifs locaux (CEL, PEL) à partir des ressources des territoires. Elle fait une meilleure place, encore insuffisante cependant, aux personnels techniques et pédagogiques des DDCS et DDCSPP. Ces avancées sont certaines, même si des risques certains de « municipalisation » de l’Ecole sont loin d’être écartés, liés aux procédures de définition, de financement et périmètres du PEDT. La réussite des mises en complémentarité suppose non seulement l’adhésion des conseils d’école mais aussi celle des parents et des différents personnels concernés (enseignement, animation, services, transports…). Cette réussite appelle aussi la professionnalisation des personnels éducatifs et la fin des précarités actuelles dans l’animation. Le différé de la mise en œuvre en 2014 aurait été une bonne méthode pour donner le temps de traiter minutieusement les différentes aspérités, lever les obstacles dans l’intérêt de tous.

Aujourd’hui encore, le projet éducatif territorial reste timide sur la laïcité, indispensable pour développer la citoyenneté et l’esprit critique des enfants. Il évite soigneusement la question de la gratuité, pourtant fondamentale.

La définition du cahier des charges des PEDT doit être également l’opportunité de reconnaître l’existence de différents types de savoirs et d’intelligences des publics (relationnelle, musicale, corporelle-kinesthésique, visio-spatiale, etc.) aux côtés de l’intelligence verbale et logico-rationnelle, et de définir des modalités d’évaluation précises (périodicité, critères qualitatifs et quantitatifs) en intégrant la participation des enfants.

« Travail à reprendre »

Les conditions d’encadrement tournent le dos à la professionnalisation de la filière de l’animation. Pour faire accepter la réforme aux communes, il a été décidé de diminuer le nombre d’animateur par enfant en périscolaire. La référence explicite au BAFA et BAFD (diplômes non professionnels) ouvre la porte au bénévolat, au volontariat, au contrat d’engagement éducatif décrié par la profession. Il organise la dérèglementation des accueils collectifs de mineurs.

Ce nouveau cadre, associé à la possibilité d’encadrement par des bénévoles et non professionnels (stagiaires BAFD) va diminuer la qualité éducative des temps périscolaires.

« Des efforts restent à faire »

Construire un véritable changement dans les prochaines étapes :

Le gouvernement doit pouvoir garantir à la caisse nationale d’allocations familiales (CNAF) les moyens financiers et humains pour répondre à la mise en œuvre d’une réforme nationale des rythmes éducatifs qui suppose des accompagnements et partenariats multiples, des ajustements de critères ;

Plus spécifiquement le MSJEPVA et le MEN doivent compléter et revoir les textes de mise en œuvre à partir d’une concertation approfondie ;

Le MSJEPVA doit se concerter avec les partenaires sociaux pour :

- relancer une dynamique de professionnalisation des personnels de l’animation (diplômes professionnels) pour faire face aux besoins, assurer la qualité d’encadrement ;

- garantir l’instauration de conditions de travail décentes pour les animateurs, notamment en termes d’emploi du temps pour les périodes périscolaires exposées aux plages de temps problématiques ;

- positionner les conseillers d’éducation populaire et de jeunesse (CEPJ) et conseillers d’animation sportive (CAS) dans l’accompagnement technique et pédagogique des acteurs et collectivités, dégager des moyens conséquents pour les groupes d’appui départementaux ;

Le MEN doit reprendre et modifier la loi de refondation de l’Ecole pour :

- construire des temps de formation initiale et continue conjoints aux acteurs éducatifs (Enseignants, animateurs, Conseillers d’Education Populaire et de Jeunesse), car c’est par la formation conjointe que les mutualisations et coopérations peuvent se construire pour dépasser les juxtapositions de temps éducatifs ;

- veiller à ne pas faire sortir du temps scolaire les enseignements artistiques, l’éducation physique et les activités d’éveil ;

- envisager, dans le cadre universitaire des ESPE et dans celui des établissements du MSJEPVA (CREPS, INJEP…) des collaborations associant des enseignants, des personnels du MSJEPVA, des acteurs des mouvements d’éducation populaire.

La CNAF doit conditionner les aides financières à une exigence de qualité éducative par le maintien des taux d’encadrement actuels et l’emploi d’animateurs possédant des diplômes professionnels.

L’emploi périscolaire doit être qualifié, statutaire et pérenne dans l’associatif et les collectivités.

Ce temps de respiration n’est pas perdu, il permettra un meilleur second souffle.

Dans l’intérêt des enfants, des familles et de la qualité éducative

 

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