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7 février 2007

Congrès national de la FSU

Le texte action et un appel issus du congrès national de la FSU qui a eu lieu à Marseille du 29 janvier au 2 février 2007

TEXTE ACTION

La journée de grève unitaire et de manifestation du 8 février dans l’ensemble de la Fonction publique s’annonce comme une étape importante du mouvement. Après le succès des mobilisations du 18 décembre dans le 2nd degré, actions carte scolaire, actions dans les départements, actions IUFM,… et de la manifestation du 20 janvier. Le congrès appelle les personnels actifs comme retraités à en faire un succès. La FSU entend lui donner des suites et inscrire l’action dans la durée. Elle soutient et appelle à amplifier les actions notamment de grève qui se développent dans les départements ; elle appelle les sections départementales et les syndicats nationaux à les coordonner notamment pendant la période du 9 février au 7 mars et invite les personnels à débattre dans les AG d’une nouvelle initiative d’ampleur unitaire (grève, manifestations…). Elle propose aux intersyndicales de l’Education et de la Fonction publique de se réunir à l’issue du 8 février.

Il s’agit d’obtenir une politique des salaires et des pensions et une politique d’emploi public, avec la fin des suppressions d’emplois dans les différents ministères, répondant aux revendications, de lutter contre la précarité et de s’opposer à la casse des statuts et à la remise en cause des métiers.

Il s’agit en particulier dans le domaine de l’éducation d’obtenir le retrait des projets de décrets sur le temps et les modalités de travail des enseignants du 2nd degré, ainsi que de celui sur les EPEP, de s’opposer à la mise en cause du sport scolaire et de s’opposer aux suppressions de postes qui mettent en grave danger le service public d’éducation. Il s’agit d’imposer une autre politique d’éducation et de recherche publique. La FSU considère que la situation nécessite le développement d’un « grand mouvement pour l’éducation ». Celui-ci doit s’affirmer autour d’orientations partagées par tous les acteurs et d’abord les parents, les personnels et le monde du travail. La FSU invite toutes les forces syndicales et associatives à se réunir rapidement pour échanger sur des propositions alternatives à la politique éducative actuelle et décider collectivement des actions revendicatives indispensables. Elle entend peser sur les débats en cours et à venir, interpeller les responsables politiques, les candidats à partir de ses propositions concrètes, afin d’obtenir des changements significatifs.

Le congrès mandate le BDFN pour mettre en place une initiative nationale d’ampleur contre la précarité sous toutes ses formes et dans tous les secteurs en recherchant l’unité la plus large.

La FSU combattra et demandera l’abrogation du projet de loi prévention de la délinquance, s’il était adopté. Elle soutiendra les personnels dans toutes les actions de désobéissance civiques et professionnelles qui seront individuellement ou collectivement engagées.

Au moment où 3 des 7 prisons pour mineurs (EPM) vont ouvrir en application de la loi Perben I, la FSU appelle l’ensemble des personnels à participer aux journées d’action du 22 au 24 mars initiées par le SNPES-PJJ afin de combattre la politique d’incarcération et d’enfermement des mineurs délinquants mise en place depuis 2002.

La FSU prendra toute sa place dans les états généraux des Services Publics du 10 mars et le 31 mars à Firmy ; elle appelle ses SD à participer à la construction de collectifs locaux. Elle organisera également un colloque sur la Fonction publique.

La FSU renouvellera ses propositions de poursuivre les actions unitaires avec l’ensemble des organisations de retraités.

La FSU appelle les personnels à poursuivre et amplifier leur investissement avec RESF pour empêcher les expulsions d’élèves, de jeunes et de familles en situation irrégulière.

La FSU est solidaire de la mobilisation du personnel de l’ANPE qui s’oppose au projet de décret du gouvernement organisant le démembrement du service public de l’emploi. Elle est également solidaire des mobilisations des personnels du Ministère du Travail en défense des services de l’Inspection du travail et de leurs agents notamment à l’occasion du procès de l’assassin de Sylvie TREMOUILLE et Daniel BUFFIERES qui aura lieu à Périgueux du 5 au 9 mars.

La FSU se donne comme mandat d’intervenir à tous les niveaux pour faire respecter le droit syndical dont doivent bénéficier les sections syndicales, notamment les récents élus aux CTP et CHS régionaux et aussi les camarades du SNU-CLIAS des diverses collectivités territoriales.

La FSU s’opposera en recherchant l’unité la plus grande à la répression de l’action syndicale et à toute remise en cause du droit de grève.

La FSU participera au contre sommet du G8 à Rostock et à la mise en œuvre des initiatives soutenues par le Forum Social Mondial de Nairobi et qui concernent notre domaine d’intervention (éducation, travail, institutions internationales, etc…)

Congrès FSU - Marseille - du 29 janvier au 2 février 2007

TEXTE APPEL

La FSU entend contribuer à construire des alternatives aux politiques aujourd’hui mises en œuvre. Elle appelle à bâtir ces alternatives autour de quelques axes centraux : éducation, services publics et fonctions publiques, protection sociale.

Maintenant et pour l’avenir, la FSU appelle à une rupture radicale avec la politique éducative actuelle et à relever le défi de la démocratisation du service public d’éducation afin d’augmenter le niveau général de formation et de qualification de tous les jeunes.

La FSU propose pour cela 10 engagements pour une vraie priorité au Service Public d’Education :

1 un service public laïque d’éducation transformé qui garantit : la réussite de tous les jeunes une véritable culture commune pour tous ; la prévention et les réponses aux difficultés scolaires de la maternelle à l’université ; 2une scolarité obligatoire portée à 18 ans et permettant aux familles de scolariser leurs enfants dès 2 ans ; 3la garantie d’une véritable mixité sociale, 4une relance ambitieuse des ZEP ; 5la gratuité, le développement de l’aide sociale, des bourses et d’allocations d’études ; 6le développement pour tous de formations initiales sous statut scolaire dans les lycées professionnels, technologiques et généraux, ce qui s’oppose à l’apprentissage ; sa sur-revalorisation, son expansion ; aux formations alternées privées ; 7le développement harmonieux d’enseignements supérieurs, fortement articulés avec la recherche, sur tout le territoire et une amélioration du taux d’encadrement des 1ers cycles universitaires ; 8une urgente priorité de la recherche et une augmentation de son financement ; 9un service public en charge de la Formation Tout au Long de la Vie ; 10le maintien et le développement de services publics et de structures laïques agréées assurant l’accompagnement à la scolarité et l’accès du plus grand nombre à l’éducation populaire, à la culture, aux sports, … ;

Cela passe par : Une forte augmentation de la part du PIB consacrée, dans le budget de l’Etat, à l’éducation et à la recherche. Un plan pluri-annuel de recrutement de personnels statutaires pour répondre aux besoins, une amélioration de leur formation initiale et continue, le respect de leur qualification et de leurs missions, l’attribution des moyens pour développer le travail collectif, la revalorisation matérielle et morale des métiers de l’éducation, de la recherche et de la culture ; Une politique nationale de péréquations assurée par l’Etat pour compenser les inégalités territoriales

La FSU appelle à une politique qui assure à tous une véritable égalité d’accès aux droits fondamentaux. La consolidation et l’amélioration du rôle des services publics en France comme en Europe sont des priorités. Les services publics jouent un rôle majeur de cohésion sociale, d’égalité entre les citoyens en mettant à la disposition de tous des biens essentiels qui ne doivent pas être pris en charge par les intérêts privés doivent respecter les principes de laïcité. Ils doivent être développés et accessibles par tous, sur tout le territoire. Ils participent de la répartition et de la production des richesses. Les services publics doivent reposer sur une véritable démocratie sociale, être contrôlés par les usagers, les élus, les salariés des Services Publics et les organisations syndicales avec des moyens d’action étendus. Ils en constituent en retour un des éléments moteurs. La FSU demande l’arrêt des privatisations et des ouvertures à la concurrence, la reconstitution des conditions de véritables services publics répondant en particulier aux nouveaux besoins. La FSU s’oppose à ce que soit envisagée une nouvelle étape de décentralisation. Elle demande que soit fait un réel bilan de l’ensemble des mesures de décentralisation mises en œuvre depuis plus de vingt ans et, dans l’immédiat, que soit rendue effective la possibilité de réversibilité pour les mesures contestées, notamment le transfert des personnels et de leurs missions.

La FSU appelle au développement d’une protection sociale de haut niveau, assurant une véritable égalité et une véritable solidarité qu’il s’agisse de santé ou de retraite, et qui revienne sur les réformes imposées ces dernières années et caractérisées par l’individualisation et la marchandisation, porteuses de régressions majeures et d’inégalités

La FSU appelle à une politique ambitieuse des salaires, des pensions, de l’emploi tant dans le privé que le public. L’augmentation immédiate du SMIC et de la valeur du point d’indice pour la Fonction publique, l’ouverture de négociations sur les salaires et la reconstruction de la grille sont des besoins pour la société toute entière. Elle se bat pour le rattrapage des pertes du pouvoir d’achat et sa progression pour les actifs et les retraités de la Fonction Publique.

Répondre aux besoins de service public passe par des fonctionnaires en nombre suffisant, aux niveaux de qualification appropriés dont les métiers doivent être mieux reconnus et rémunérés. Loin d’être un coût, la politique de l’emploi public qui s’impose constituerait un facteur de relance de créations d’emplois et de réduction des déficits. La précarité est inacceptable pour les personnels et nuit au bon exercice des missions de SP. C’est pourquoi la FSU fait de la lutte contre la précarité et de l’exigence de recrutements de titulaires à la hauteur des besoins un des axes essentiels de son action syndicale. Elle combat la conception managériale de la gestion des personnels qui soumet le déroulement normal des carrières à un « mérite supposé » et remet en cause les statuts.

La FSU appelle à l’extension des droits et libertés, à la lutte contre toutes les discriminations, contre le racisme, la xénophobie et le sexisme sous toutes ses formes. Elle s’oppose résolument à la répression et la criminalisation des mouvements sociaux. Elle exige l’arrêt des expulsions des enfants et des jeunes scolarisés et de leurs familles et une régularisation massive des sans papiers. Elle dénonce les politiques du tout sécuritaires qui privilégient la répression et l’incarcération plutôt que l’éducation particulièrement vis-à-vis des jeunes les plus en difficulté.

La FSU appelle à une réforme immédiate des règles régissant la représentativité et le dialogue social en la fondant sur une représentativité déterminée par le vote librement exercé par les salariés et sur le principe d’accords dont la validité reposerait sur la signature d’organisations représentant une majorité des salariés concernés. Elle appelle à la défense et à l’amélioration de tous les droits syndicaux. Elle s’opposera à toute limitation du droit de grève.

C’est autour de ces axes précisés et développés dans les textes votés par son congrès que la FSU mènera ses luttes et interviendra dans le débat public.

Sur toutes ces questions tout comme sur l’avenir du syndicalisme, elle appelle l’ensemble du mouvement syndical sans exclusive à débattre et travailler ensemble pour échanger les points de vue et construire des convergences et des actions communes. Elle prendra toutes les initiatives dans ce sens.

 

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