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23 mars 2012

les propositions de l’OCDE pour lutter contre l’échec scolaire

Supprimer le redoublement, réduire l’orientation précoce, promouvoir la mixité sociale à l’école, investir dans la maternelle, donner plus à ceux qui en ont le plus besoin, l’OCDE présentait le 9 février un rapport assorti de recommandations pour lutter contre l’échec scolaire.

Dans les pays de l’OCDE 27% des 25 - 64 ans et 19% des 25 - 34 ans n’avaient pas achevé leurs études secondaires en 2009. Les chiffres sont pour la France respectivement de 30% et 16%. L’OCDE poursuit son travail d’analyse et de recommandations pour lutter contre l’échec scolaire. Son dernier rapport présenté le jeudi 9 février étudie 8 pays* et décline « des mesures efficaces ». Pour l’OCDE cette situation est préoccupante car elle est corrélée à l’exclusion du monde du travail. Venir d’un milieu social défavorisé (particulièrement en France), avoir des parents d’origine immigrée ou très peu diplômés, fréquenter un établissement moins bien doté constituent des facteurs aggravants.

*Autriche, République Tchèque, France, Grèce, Pays-Bas, Irelande, Espagne, Suède

Le rapport présente cinq recommandations pour améliorer l’équité dans les systèmes éducatifs afin d’aider les élèves désavantagés : la suppression du redoublement, « coûteux et inefficace » ; la réduction de l’orientation précoce ; la promotion de la mixité sociale dans les établissements scolaires ; une répartition des financements en fonction des besoins des élèves et une amélioration de l’investissement pour la petite enfance, un ciblage sur les élèves et les établissements défavorisés ; enfin l’encouragement aux élèves à terminer leurs études « en accordant une valeur équivalente aux différentes filières du secondaire ».

En France, investir dès la maternelle

La proposition de rapport pour la France prend acte du défi posé au système éducatif par la persistance de l’échec scolaire « dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques ».

Mais, indique-t-il quand même, "Investir dans l’enseignement pré-primaire, primaire et secondaire pour tous, et en particulier pour les enfants issus de milieux défavorisés, est une mesure équitable et en même temps économiquement rentable".

L’OCDE qui dans un précédent rapport avait évalué à 15% le retard d’investissement de la France en terme d’investissements éducatifs se prononce clairement pour le développement de l’école maternelle comme outil de lutte contre l’échec scolaire.

Il est également relevé "la culture professionnelle des enseignants (partagée par les familles de catégories socio-professionnelles moyennes et supérieures) est encore largement fondée sur la sélection. Le fait que la réussite des élèves en difficulté ne porte pas atteinte à la réussite des « bons élèves » n’est pas encore communément admis. »

Pour répondre aux objectifs européens (passer de 42% à 50% de jeunes diplômés de l’enseignement supérieur ; diminuer les sorties précoces et le décrochage scolaire, réduire à 13% le nombre de jeunes non diplômés et à 15% le pourcentage de jeunes de 15 ans qui ne maîtrisent pas les compétences de base ; diminuer l’écart de performances entre établissements), le ministère met en avant ses différentes réformes sur l’aide personnalisée, le livret de compétences, la réforme du lycée, le programme ECLAIR…

lire aussi :
- le communiqué de presse du SNUipp.FSU : http://www.snuipp.fr/Investir-dans-la-maternelle-Chiche

- la synthèse du rapport de l’OCDE : http://www.oecd.org/document/25/0,3746,fr_21571361_44315115_49623385_1_1_1_1,00.html

 

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